L’arbre de vie et l’oasis, des noms porteurs de sérénité

La foule a répondu en masse à l'invitation du Réseau Santé du Balcon du Jura vaudois. © C. Carisey

Samedi dernier fut un grand jour pour le Réseau santé Balcondu Jura, en effet, le personnel de l’institution ainsi que les responsables du comité et de la commission de construction, porteurs du projet, dévoilaient le nouvel EMS, tant attendu par les habitants du Balcon.

Installé au sein même de l’hôpital, l’EMS répondait difficilement aux normes en vigueur et la région manquait de places d’hébergement. La construction d’un nouveau bâtiment s’est avérée comme étant la réponse la plus adéquate en fonction des exigences et besoins actuels en matière d’hébergement médico-social. C’est à fin 2008 qu’une première réflexion a été menée en vue de l’agrandissement de la structure existante. En octobre 2012, un concours d’architecture était lancé, remportant un vif succès puisque 40 maquettes furent rendues dans les délais ! Puis le jury s’est déterminé en février 2013 pour le projet « The tree of life », de Patrick Minder, architecte à Yverdon. Dès ce moment-là, les séances se sont multipliées pour la commission de construction, ainsi que pour le groupe de travail chargé de la rédaction du concept d’accompagnement et de développement du projet, puis du concept d’hébergement. Enfin deux années se sont écoulées avant la pose de la première pierre en juin 2015, le projet a été mené à bien jusqu’à ce 2 septembre 2017, qui a permis à la population du Balcon de découvrir le bâtiment et ses structures novatrices et accueillantes pour les futurs résidents.

Un lieu de vie clair et aéré

Tout a été bien pensé pour une utilisation optimale de l’espace. Ce bâtiment de trois étages, aux façades et à la toiture en aluminium, comporte cinq ailes en tout, dont trois unités de vie pour la PAA (psychogériatrie de l’âge avancé), pour un total de quarante-deux lits et deux pour la gériatrie, totalisant 28 lits. Deux lits sont prévus pour les courts séjours, dans le but de favoriser le maintien ou le retour à domicile à la suite d’une hospitalisation, ou encore de permettre aux proches-aidants de prendre du repos.                        

Les chambres, équipées d’une prise TV et d’une prise Internet, comportent un lit et une table de nuit, avec possibilité d’y installer tout autre mobilier (armoire, TV, fauteuil...) afin que chaque résident puisse emporter un peu de son « chez-lui » dans son nouveau cadre de vie. À chaque étage, une chambre est prévue pour les couples, de nombreux petits salons sont à disposition des résidents, illuminés par de grandes baies vitrées.

Chaque structure est un lieu de vie bien identifié, qui comporte un bureau pour les infirmières, ainsi que de nombreux couloirs pour déambuler, de plus, des ouvertures sur l’extérieur permettent l’accès à des zones de verdure sécurisées, la balade se faisant sur des chemins plats et sans danger.

Autre originalité du bâtiment, afin d’identifier les diverses zones de la maison, en tenant compte du fait que certains patients ont une atteinte de l’orientation spatiale, des troubles de la vue et/ou une mobilité réduite, les couleurs ont été choisies de façon subtile, rappelant les parties de l’arbre, soit au rez une teinte liée au sol et aux racines, au premier des bruns et des ocres se rapportant au tronc et à l’écorce, puis au deuxième étage, sont mis en valeur les feuillages printaniers et automnaux par des verts tendres, des jaunes orangés et des rouges profonds. Une conception tant pratique qu’agréable pour le regard.

De plus, au deuxième étage se situe l’Oasis, une unité destinée aux personnes  atteintes de démence avancée, ce concept spécifique a été mis sur pied en collaboration et avec le soutien du SASH (Service des assurances sociales et de l’hébergement), c’est un projet-pilote. Il s’agit d’un espace commun particulièrement aménagé pour stimuler l’échange et accueillir les proches dans un cadre chaleureux et attirant. L’accent est mis sur le maintien du contact social, notamment à travers une présence continue en journée, d’un accompagnant, des proches et des autres résidents.

L’arbre de vie en chiffres

Coût du bâtiment : 26,7 millions, dont 22 millions d’investissement garantis par l’État, le reste étant à la charge des communes, de l’institution et de sa fondation de soutien.

Volume du bâtiment: 19’100 m3. Le toit est équipé de 180 m2 de panneaux photovoltaïques (électricité) ainsi que 60 m2 de panneaux solaires thermiques (eau chaude).

Un tunnel de 45 mètres relie l’EMS au bâtiment hospitalier, permettant le passage du personnel, le transport des repas et d’éventuels transferts de résidents nécessitant des examens médicaux.

La nouvelle cuisine, large et spacieuse, permettra de préparer trois cents repas par jour, destinés à l’EMS, l’hôpital, l’UAPE et les personnes nécessitant de recevoir les repas à domicile.

Questions souvent posées

Que deviendront les deux étages désormais inoccupés de l’hôpital ?

Tout sera réorganisé et recentré de manière à réattribuer les locaux et à améliorer l’offre de prestations.

Quel sera le coût journalier du séjour dans cet EMS ?

Le tarif socio-hôtelier à charge du résident est de 175.85 par jour (fixé par l’État), plus 10.80 pour la participation aux soins. S’ajoutent à ces sommes les soins payés par les assurances, la participation de l’État ainsi que les allocations pour impotents, de ce fait une chambre vaut globalement 323 francs par jour.

Animations

Durant cette journée de fête, les sociétés locales avaient été conviées à participer, et tout au long des heures, les visiteurs ont appréciés les prestations de l’Anémone de Bullet, de l’Union Instrumentale de L’Auberson, des Yodleurs du Club Edelweiss et de l’Union chorale de Sainte-Croix. LeZarti’cirque est aussi intervenu dans les lieux toute la journée. D’autre part, Mesdames Véronica Thévoz et Sonia Wyssbrod avaient imaginé un atelier et des animations féériques destinées aux enfants.

1 commentaire sur L’arbre de vie et l’oasis, des noms porteurs de sérénité

  1. Merci à Martine Stöckli pour son excellent reportage à l’inauguration de « L’Arbre de vie ». Dommage que le dessin de « Raoul » ne soit pas à la hauteur…Le lecteur ne comprends pas ce qu’il veut nous dire. Ah ! Combien on regrette les dessins de « Mooret » et sa gentillesse percutante. L’hommage récent à Adalbert Jaques était remarquable et il a fait le tour des rédactions.

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