Intitulée « La balade industrielle », cette visite guidée réunit 18 sites emblématiques de Sainte-Croix et de son patrimoine industriel. Vendredi 12 septembre, elle a été inaugurée au MUMAPS en présence de ses conceptrices et concepteurs, de ses contributeurs, des autorités politiques, de l’association des amis du musée, de l’ADNV et des artisans de la mécanique d’art. Cette visite guidée a été présentée au public le lendemain et elle est maintenant accessible via les smartphones ou via la brochure en vente au MUMAPS.
« La balade industrielle » complète une visite guidée qui existe depuis 2012, initiée par Marina Capaccini, directrice de l’Hôtel de France. Elle comporte aujourd’hui 18 sites et un nouveau support numérique. Peut-être aurez-vous déjà repéré en passant une plaquette noire comprenant un médaillon argenté avec un QR code discret en son centre ?
Ce sont les repères qui marquent les sites et qui permettent d’accéder numériquement à des informations à lire ou à écouter et à des photos et vidéos. La solution digitale « Genius Loci », que représente ce médaillon comme accès numérique à des informations sur le patrimoine, a reçu un prix au salon des inventions.
Après Vuiteboeuf et Cuarny, Sainte-Croix est la troisième commune à offrir un parcours patrimonial grâce à cette solution numérique.
Visites numérique et analogique
Le numérique vient compléter d’autres modalités de communication sans s’y substituer. La municipale, Rachel Gueissaz, l’a dit dans son discours : « les personnes qui n’ont pas de smart phone ne doivent pas être oubliées . Les textes et les photos sont donc publiés dans une brochure qui constitue un bel objet qui peut s’apprécier aussi chez soi. On peut ajouter qu’en faisant le choix de la publication c’est l’Imprimerie de Sainte-Croix, autre fleuron de l’industrie locale, qu’on met en valeur.
Pour confirmer cette complémentarité, c’est à une visite guidée « en chair et en os » que nous sommes invités pour fêter cette inauguration. Les guides sont père et fille, Peter et Djamila Zünd, tous deux passionnés d’histoire du Nord vaudois. Le petit périple débute à la gare pour souligner l’importance de la construction de la voie de chemin de fer dans le développement industriel de Sainte-Croix, puis nous passons par les usines Paillard, Thorens et Mermod. Trois usines majeures dans un si petit périmètre, sans compter le MUMAPS, lui-même ancienne usine Paillard.
Sur le trajet Pierre-André Gueissaz fait remarquer que tout n’appartient pas au passé puisque l’école de mécanique créée en 1907 pour former les ouvriers et techniciens des industries locales et pour laquelle un bâtiment a été construit en 1928 est aujourd’hui encore une école de mécanique intégrée au Centre Professionnel du Nord Vaudois. Une école qui forme la relève et fait perdurer les savoir-faire.
Nous terminons avec la ferme de la rue de la Charmille avec sa façade en tavillons qui, sise au milieu des usines, montre les traces de ce qui a fait l’activité à Ste-Croix à différentes époques. Nos guides auront tissé des liens entre l’histoire et ses anecdotes et ce qui nous y relie. Comme le fait de nous renvoyer à nos souvenirs et nous faire remarquer que nous avions tous eu au moins une boîte à musique à la maison.
Les contributeurs
Les trois contributeurs de « La balade industrielle » se connaissent du Cercle d’Histoire de Sainte-Croix. Daniel Glauser, Jean-Claude Piguet et Marc Varidel se sont répartis les recherches selon leurs domaines d’intérêt. Le premier a beaucoup travaillé sur les maisons paysannes, les paysans ouvriers et la transformation des villages-rue avec le développement de l’industrie. Le deuxième est un spécialiste de l’histoire industrielle qui voit dans « La Balade industrielle » l’occasion de revaloriser un patrimoine bâti avec des usines à échelle humaines reliées par des passerelles et des maisons de maîtres remarquables.
Le dernier est entré dans la recherche historique en s’intéressant à la maison Thorens dans laquelle il vit et a élargi son intérêt pour la ville en faisant des visites guidées pour ses élèves collégiens.La rédaction des textes de « La balade industrielle » les a amenés à faire des recherches dans les archives cantonales et communales. Une recherche semble avoir été plus marquante que les autres puisqu’en s’interrogeant sur l’évolutions de la Maison des Halles, ancien Hôtel de ville, ils ont trouvé des réponses dans les documents de la commune qui ont pu combler des lacunes et préciser l’histoire du bâtiment.
« Le travail a surtout consisté à puiser dans mes archives personnelles et à écrire pour être compris d’un public non initié », dit Jean-Claude Piguet. C’est pour cette raison que l’aide de Vincent Demiéville de Sainte-Croix/Les Rasses tourisme a été jugée « précieuse » par Daniel Glauser.Parmi les contributeurs on peut compter aussi le photographe Philippe Debièvre qui préparait justement une exposition de photos sur Sainte-Croix pour Le Bunker, et qui a apporté sa contribution aux images contemporaines.
La photo de la structure de l’usine Paillard va devenir l’image emblématique de « La balade industrielle ».
Valoriser son patrimoine, apprendre de son histoire
Au MUMAPS Vincent Demiéville de Sainte-Croix/Les Rasses tourisme, Sébastien Lassueur de l’Association pour le développement du Nord vaudois et les concepteurs de « Genius Loci » ont pris la parole pour exposer les synergies et les opportunités qui ont amené à développer et digitaliser une visite guidée sur l’histoire industrielle de Sainte-Croix. Avant eux, Rachel Gueissaz a prit la parole donnant sens à « La balade industrielle » pour les touristes dont Sainte-Croix dépend et pour les habitants de la commune.
« Ces pierres ne sont pas muettes, a-t-elle dit, elles ont contribué à faire de Sainte-Croix un centre reconnu bien au-delà de nos frontières », rappelant ainsi que l’histoire industrielle de la commune fait partie de son image de marque encore aujourd’hui.
Mais la municipale en charge de la culture a aussi mis en
évidence que l’histoire qui est relatée dans cette visite guidée est notre histoire : « préserver la mémoire, ce n’est pas se tourner vers hier, c’est donner du sens à demain », nous invitant sans le dire à nous intéresser à cette visite guidée, comme au MUMAPS d’ailleurs, pour apprendre de notre histoire ou de celle dans laquelle nous venons nous
intégrer.
Ce sont les repères qui marquent les sites et qui permettent d’accéder numériquement à des informations à lire ou à écouter et à des photos et vidéos. La solution digitale « Genius Loci », que représente ce médaillon comme accès numérique à des informations sur le patrimoine, a reçu un prix au salon des inventions.
Après Vuiteboeuf et Cuarny, Sainte-Croix est la troisième commune à offrir un parcours patrimonial grâce à cette solution numérique.
Visites numérique et analogique
Le numérique vient compléter d’autres modalités de communication sans s’y substituer. La municipale, Rachel Gueissaz, l’a dit dans son discours : « les personnes qui n’ont pas de smart phone ne doivent pas être oubliées . Les textes et les photos sont donc publiés dans une brochure qui constitue un bel objet qui peut s’apprécier aussi chez soi. On peut ajouter qu’en faisant le choix de la publication c’est l’Imprimerie de Sainte-Croix, autre fleuron de l’industrie locale, qu’on met en valeur.
Pour confirmer cette complémentarité, c’est à une visite guidée « en chair et en os » que nous sommes invités pour fêter cette inauguration. Les guides sont père et fille, Peter et Djamila Zünd, tous deux passionnés d’histoire du Nord vaudois. Le petit périple débute à la gare pour souligner l’importance de la construction de la voie de chemin de fer dans le développement industriel de Sainte-Croix, puis nous passons par les usines Paillard, Thorens et Mermod. Trois usines majeures dans un si petit périmètre, sans compter le MUMAPS, lui-même ancienne usine Paillard.
Sur le trajet Pierre-André Gueissaz fait remarquer que tout n’appartient pas au passé puisque l’école de mécanique créée en 1907 pour former les ouvriers et techniciens des industries locales et pour laquelle un bâtiment a été construit en 1928 est aujourd’hui encore une école de mécanique intégrée au Centre Professionnel du Nord Vaudois. Une école qui forme la relève et fait perdurer les savoir-faire.
Nous terminons avec la ferme de la rue de la Charmille avec sa façade en tavillons qui, sise au milieu des usines, montre les traces de ce qui a fait l’activité à Ste-Croix à différentes époques. Nos guides auront tissé des liens entre l’histoire et ses anecdotes et ce qui nous y relie. Comme le fait de nous renvoyer à nos souvenirs et nous faire remarquer que nous avions tous eu au moins une boîte à musique à la maison.
Les contributeurs
Les trois contributeurs de « La balade industrielle » se connaissent du Cercle d’Histoire de Sainte-Croix. Daniel Glauser, Jean-Claude Piguet et Marc Varidel se sont répartis les recherches selon leurs domaines d’intérêt. Le premier a beaucoup travaillé sur les maisons paysannes, les paysans ouvriers et la transformation des villages-rue avec le développement de l’industrie. Le deuxième est un spécialiste de l’histoire industrielle qui voit dans « La Balade industrielle » l’occasion de revaloriser un patrimoine bâti avec des usines à échelle humaines reliées par des passerelles et des maisons de maîtres remarquables.
Le dernier est entré dans la recherche historique en s’intéressant à la maison Thorens dans laquelle il vit et a élargi son intérêt pour la ville en faisant des visites guidées pour ses élèves collégiens.La rédaction des textes de « La balade industrielle » les a amenés à faire des recherches dans les archives cantonales et communales. Une recherche semble avoir été plus marquante que les autres puisqu’en s’interrogeant sur l’évolutions de la Maison des Halles, ancien Hôtel de ville, ils ont trouvé des réponses dans les documents de la commune qui ont pu combler des lacunes et préciser l’histoire du bâtiment.
« Le travail a surtout consisté à puiser dans mes archives personnelles et à écrire pour être compris d’un public non initié », dit Jean-Claude Piguet. C’est pour cette raison que l’aide de Vincent Demiéville de Sainte-Croix/Les Rasses tourisme a été jugée « précieuse » par Daniel Glauser.Parmi les contributeurs on peut compter aussi le photographe Philippe Debièvre qui préparait justement une exposition de photos sur Sainte-Croix pour Le Bunker, et qui a apporté sa contribution aux images contemporaines.
La photo de la structure de l’usine Paillard va devenir l’image emblématique de « La balade industrielle ».
Valoriser son patrimoine, apprendre de son histoire
Au MUMAPS Vincent Demiéville de Sainte-Croix/Les Rasses tourisme, Sébastien Lassueur de l’Association pour le développement du Nord vaudois et les concepteurs de « Genius Loci » ont pris la parole pour exposer les synergies et les opportunités qui ont amené à développer et digitaliser une visite guidée sur l’histoire industrielle de Sainte-Croix. Avant eux, Rachel Gueissaz a prit la parole donnant sens à « La balade industrielle » pour les touristes dont Sainte-Croix dépend et pour les habitants de la commune.
« Ces pierres ne sont pas muettes, a-t-elle dit, elles ont contribué à faire de Sainte-Croix un centre reconnu bien au-delà de nos frontières », rappelant ainsi que l’histoire industrielle de la commune fait partie de son image de marque encore aujourd’hui.
Mais la municipale en charge de la culture a aussi mis en
évidence que l’histoire qui est relatée dans cette visite guidée est notre histoire : « préserver la mémoire, ce n’est pas se tourner vers hier, c’est donner du sens à demain », nous invitant sans le dire à nous intéresser à cette visite guidée, comme au MUMAPS d’ailleurs, pour apprendre de notre histoire ou de celle dans laquelle nous venons nous
intégrer.
M. Feller

