L’Union Instrumentale de Sainte-Croix emmené son fidèle public, venu en nombre assister à cette soirée annuelle, dans les couloirs du temps, le samedi 2 mai. La mission des musiciens ? Revenir sur les origines de la fanfare.
En préambule, la classe de percussions de l’École de Musique, sous la direction de son professeur, qui vient de Lausanne deux fois par semaine, a ouvert la soirée. Présentée par Reynald Jaccard, président de l’école, elle a démontré les talents rythmiques des différents élèves, une mention spéciale au responsable de la batterie pour sa concentration et son efficacité. Nous apprenons que certains instruments sont offerts par la Loterie Romande qui alloue 200’000 frs annuellement à l’ensemble des écoles de musique agréées par l’État. Ensuite, un quatuor de saxophones a accompagné et mis en valeur les compétences de Martine Crausaz, percussionniste, au vibraphone.
Puis le président de l’Instrum, Eric Gueissaz, a pris la parole pour adresser ses vifs remerciements aux directeurs Loïc Sebile et Dylan Magnin, ainsi qu’aux membres de la société, à leurs familles et amis, sans oublier les annonceurs, les sponsors et tous ceux qui soutiennent l’Instrum. Il a profité de ce moment pour présenter les membres jubilaires : Thomas Glauser, Laetitia Quadri, Alexia Demelais, ainsi qu’Adeline Sottas ont été félicités pour 20 ans de musique ; Alain Dugon, Gilles Mayland, et Dylan Magnin pour 25 ans.
Concert
La partie musicale a débuté par la projection d’un petit film dans lequel on assiste aux discussions de quelques membres de la société en train de cogiter au sujet des 150 ans, que faire pour ces célébrations qui auront lieu l’an prochain ? Les idées et propositions fusent suite à la question « Comment remonter dans le temps ? » Certains ont peur de ce retour en arrière lorsqu’un magicien, cuisinier de son état, a une idée lumineuse. Trois membres de la société se mettent en route pour retrouver des traces et peut-être des archives permettant de remonter à la genèse de l’Instrum…
Puis, dans un décor de grotte de fort bonne facture, avec des jeux de lumière savamment dosés, le concert débute par une « Ouverture des cuivres », suivi de « Memories of the past », morceau de circonstance puisque les trois aventuriers ont osé repartir dans le passé ! Puis un morceau lent et mystérieux, comme l’indique le titre « Drum of the saamis », avec des percussions très présentes, rappelle que l’objectif est de retrouver les origines de l’Union Instrumentale.
« Jurassic Park » suggère que c’est peut-être au temps des dinosaures que les trois « chercheurs » ont posé leurs valises. Magnifique mélodie où l’on imagine voir évoluer le peuple-fanfare… « Baba Yetu », suivi de « Running up that Hill » avec leurs rythmes entraînants et plaisants au travers desquels la batterie et les percussions sont mises en valeur.
Puis retour à Sainte-Croix, où le dragon rouge Travys met un temps record pour relier la montagne à la plaine. Avec l’oiseau-tonnerre (Thunderbird), les gens ont commencé à se sédentariser, une panthère rose rôdait dans les parages et le peuple-fanfare rêvait de la capturer, une mélodie très rapide, entraînante avec des passages jazzy et un éclairage adapté à cette pièce. Une fois l’animal capturé, on s’est rendu compte que sa peau ne fournissait pas suffisamment de matière pour vêtir tous les membres, il a donc été décidé d’influencer le cours du temps…
Le feu de la grotte ayant fait fondre le glaçon dans lequel se trouvait le magicien, ce dernier, sorti de sa léthargie, a été en mesure d’accéder aux désirs du peuple-fanfare en révélant la formule U2, assortie de trois énormes oeufs de caille, pour ramener l’ensemble à l’époque actuelle avec, au final, « Supernova », pièce magnifiquement enlevée avec une fin endiablée ! Baba Yetu, en bis, a ravi une fois de plus les auditeurs…
Projets
À la fin du concert, Loïc Sebile a pris la parole pour remercier chaleureusement les musiciens, son collègue Dylan Magnin, le public, les familles et surtout afin de parler de l’avenir et des manifestations qui auront lieu en 2027 pour fêter dignement les 150 ans de l’Union Instrumentale. En outre, le directeur a adressé ses vifs remerciements à Jordan Hertig, responsable de la régie qui, par ses jeux de lumières variés a su créer l’ambiance propice aux différentes pièces interprétées.

