Le Conseil communal de Bullet s’est prononcé favorablement lundi soir sur un préavis d’intention portant sur la constitution d’une servitude entre Armasuisse et la Commune de Bullet. Un pas de plus vers une réouverture de l’emblématique Hôtel du Chasseron.
« Le Conseil communal a dû faire confiance à la Municipalité, je suis très reconnaissante qu’il nous ait accordé cette confiance », livrait hier matin Fabienne Dégailler, syndique, à propos du vote positif portant sur la constitution d’une servitude entre Armasuisse et la Commune, qui vaut droit d’usage du bâtiment et permet l’engagement d’un tenancier pour l’exploiter. Réuni lundi soir à la salle Bertha-Bonnet sous la présidence de Luca Perrenoud, l’organe délibérant a en effet accepté le préavis d’intention par 18 voix contre 5 et avec une abstention, lors d’un vote à bulletins secrets.
La discussion a été nourrie. Un amendement, accepté, lie l’autorisation accordée à la Municipalité de constituer une servitude avec Armasuisse pour l’hôtel du Chasseron uniquement si un contrat de bail lié à l’exploitation est signé. Et si les conditions posées par Armasuisse se révélaient inacceptables, la commune devra renoncer à aller de l’avant dans son projet.
L’absence de chiffres a été questionnée. La commune a demandé une estimation à l’ECA de la valeur du bâtiment, et Armasuisse devait de son côté mandater un expert dans le même but. Des éléments de fonctionnement, comme la consommation de mazout, n’ont pas non plus été fournis. La syndique espère disposer de ces informations pour le prochain rendez-vous avec Armasuisse, fixé à mi janvier.
Lieu de rencontre
La création d’une servitude d’une durée de quatre ans permet à la commune de poursuivre les discussions avec le propriétaire du bâtiment en vue de conclure un droit distinct et permanent (DDP) et de trouver le financement nécessaire, en parallèle à l’exploitation de l’hôtel.
Un intéressé est déjà sur les rangs depuis l’annonce par Nicolas Blanchard de ne pas prolonger son activité à l’échéance légale de son bail, soit le 30 septembre 2025. Le jeune tenancier l’avait alors proposé comme successeur, mais Armasuisse n’avait pas donné suite.
Le repreneur, connu sur la place et qui s’est déjà préparé en décrochant une licence de restauration, ne souhaite pas dévoiler son nom tant que les données de l’équation ne sont pas connues. Il se présente comme un homme qui aime profondément sa région et qui apprécie le contact humain. Il a déjà annoncé qu’avec l’aide de sa famille, il avait l’ambition de faire du Chasseron un lieu de rencontres, d’échanges et de convivialité autour d’animations sportives et culturelles. Les habitants de la région y seront chez eux et les randonneurs de passage y trouveront le gîte et le couvert assure-t-il.
C. Dubois

