La commission de gestion a bouclé son passage en revue du fonctionnement communal par la traditionnelle soupe aux pois servie vendredi au chalet des Dénériaz à une quarantaine de collaborateurs et d’élus sainte-crix.
Au bout de la spectaculaire route des Dénériaz, balayée de frais, un fumet caractéristique se dégageait vendredi matin du couvert du chalet éponyme, annonçant la traditionnelle soupe aux pois qui clôt la non moins coutumière semaine que la commission de gestion consacre à l’examen du fonctionnement de la commune de Sainte-Croix lors de l’exercice écoulé. L’effervescence des élections étant retombée, le rendez-vous avait des airs de course d’école dans un décor forestier gratifié d’un beau soleil.
Président de la commission de gestion, Jean-Bruno Wettstein (PLR) soulignait au moment des – brefs – discours la dynamique positive qui avait accompagné les travaux de la commission. Soit des rencontres avec la Municipalité et les chefs de service et des visites sur le terrain – le chantier de la piscine, la nouvelle salle de gymnastique de la Gare, les travaux de coupes forestières au Cochet ou encore l’adduction d’eau pour le bétail sur le plateau des Granges. Globalement, la COGES a obtenu les réponses qu’elle cherchait, mais quelques « zones d’ombre » subsistent, a noté son président.
Échanges valorisants
Comment les personnes auditionnées perçoivent-elles l’exercice ? Chef du service technique, Grégoire Wyss répond tout en brassant vigoureusement la soupe aux pois dans le chaudron : « Ces échanges avec le Conseil sont valorisants pour les services communaux. Nous pouvons expliquer ce que nous faisons, les projets en cours » expose-t-il. Parmi ces projets, les forages hydrogéologiques aux Champs de la Joux. Tout est sous contrôle pour pomper l’eau dans l’aquifère supérieur, mais cela nécessitera des infrastructures (bâtiment, bassin tampon et pompe pour remonter l’eau sur le réservoir de la Boutire). Plus problématique, la quête de la ressource de l’aquifère inférieur à – 285 mètres, où du limon bouche le forage, tandis que l’eau – chaude lors des premières prospections – est désormais froide.
La Municipale Rachel Gueissaz (PLR) a fait partie de la COGES avant d’accéder à l’exécutif. Elle relève que « chaque commission de gestion aborde les sujets qui l’intéressent le plus. Pour nous, c’est une bonne manière de montrer et de valoriser le travail des employés de la commune. » Comme Grégoire Wyss, elle admet que certaines questions « titillent » un peu. « Ça peut nous donner des idées pour faire mieux la prochaine fois ». Tandis que le chef du service technique estime que les « remarques sont à prendre de manière constructive ».
« Un exécutif a besoin d’être challengé, de se remettre en question », assurait de son côté le syndic Yvan Pahud. Les observations, les vœux, « nous permettent de nous améliorer ». Il a également mis en avant « la chance de pouvoir compter sur des personnes engagées, qui ne ménagent pas leur énergie au service de la commune ».
Parmi les neuf membres de la COGES qui se sont engagés dans toutes les tâches de la semaine, Zoé Vuilleumier (PS-Les Vert.e.s) découvrait cet aspect de la mission de la commission. « J’ai pu faire connaissance des chefs de service et avoir une super vision d’ensemble de tout ce qui marche bien comme de ce qui pourrait encore se faire », exprime-t-elle en substance.
De son côté, Steve Benoit, (UDC & Ind.) qui avait présidé la COGES l’an dernier, mettait l’accent sur « la gestion et non sur des projections ». Il s’est particulièrement intéressé à la suite donnée aux remarques formulées par la commission en 2025. Dont quelques défauts de finition de la salle de gym de la gare, qui ont été traités, alors que subsiste la fragilité des lames des parois intérieures ajourées en cas de réception d’un ballon.
Présidente du Conseil communal, Cindy Joliat, qui a fait partie antérieurement de la commission de gestion relevait que « la tâche de la COGES était ardue, mais que c’était un formidable travail ».
À l’instar d’autres membres de la COGES, Zoé Vuilleumier relevait le bon esprit régnant au sein de la commission : « nous sommes issus de tous les partis et avons des formations et des compétences différentes, et la collaboration est excellente, j’ai beaucoup appris ».
Cette aptitude à tirer à la même corde, le Préfet Fabrice de Icco l’a aussi relevée : « par votre situation un peu à l’écart, vous devez être solidaires malgré vos appartenances politiques. Vivre ensemble, c’est aussi s’entendre avec ses voisins même si on n’a pas les mêmes opinions ». Il a évoqué l’éventualité d’une fusion sur le Balcon du Jura, soulignant une certaine cohérence territoriale, culturelle et de services. Ce pourrait être « une fusion à deux, à trois ou même plus », a-t-il mentionné.

