À l’issue du délai de dépôt des listes, quatre prétendants à la Municipalité se lancent dans la course. Un candidat UDC s’est retiré.
Quatre candidats sont dans le portillon de départ du second tour des élections municipales, le 29 mars prochain, issus de trois formations politiques qui ont toutes de l’appétit, mais des motivations différentes.
En 2021, les deux candidats PLR, Rachel Gueissaz et Lionel-Numa Pesenti, avaient eu besoin du deuxième tour pour accéder à la Municipalité. Cette année, la formation, auréolée du succès de Rachel Gueissaz le 8 mars, joue le tout pour le tout pour sauver le siège que Lionel-Numa Pesenti quittera à la fin de la législature.
Réunie lundi soir, l’assemblée générale du parti, renforcée par d’anciens municipaux, Philippe Duvoisin et José Gonzalez, ainsi que l’ancien syndic Luc Martin, a choisi d’encourager Patrice Bez à se lancer en campagne pour le second tour. Ceci en dépit de son score mitigé dimanche dernier. L’assemblée a relevé des faiblesses de la campagne, dont une présence trop faible dans les médias locaux. Dimanche, Patrice Bez assurait déjà vouloir se battre pour le second tour.
Mathématiquement, le PLR a obtenu environ 20 % des suffrages le 8 mars, et l’un des cinq sièges à la Municipalité est déjà pourvu par Rachel Gueissaz. Mais pour le comité, un deuxième siège « au centre » garde toute sa légitimité.
Retrait d’un candidat
À droite, l’UDC Steve Benoit repart seul à la conquête de la Municipalité, une détermination prise dimanche soir au sein du comité et déjà et confirmée lundi par l’intéressé. Une décision « logique » pour François Gonthier, son colistier au premier tour, qui remercie les Sainte-Crix de lui avoir accordé 550 suffrages, vingt de moins que ceux alloués à Steve Benoit. « Je me suis retiré facilement, même en ayant du temps pour la Municipalité, car je suis proche de la retraite », confie-t-il avec une pointe de regret. « Nous formions une bonne équipe, avec des compétences différentes ».
Pour François Gonthier, la parenthèse politique est terminée. Il annonce qu’il ne siégera pas au Conseil communal, bien qu’il figure au milieu du peloton sur la liste des résultats. « Yvan Pahud était venu me chercher, j’étais plutôt indépendant, et j’ai dit clairement que ce qui m’intéressait, c’était l’exécutif ». Et c’est « sans rancune » qu’il dit s’être également retiré du parti.
Un apparentement avait été évoqué au premier tour par l’UDC, mais il a rencontré peu d’enthousiasme côté PLR. Dimanche, Patrice Bez envisageait cependant « de discuter d’avenir avec nos amis UDC », mais finalement rien n’a été conclu.
Pas d’élection tacite
Une autre stratégie, venant elle de l’UDC, a aussi fait long feu. Le syndic Yvan Pahud se prononçait dimanche en faveur d’une discussion entre les trois chefs de parti « afin de travailler en bonne intelligence en vue du deuxième tour ». Il prônait la stabilité dans la représentation des forces actuelles à la Municipalité – soit deux élus de gauche et trois de droite. « Nous pensions que ça valait la peine de discuter avec les trois partis pour trouver une solution qui économiserait un deuxième tour », indiquait mercredi Yvan Pahud.
« On nous a proposé par téléphone une élection tacite, avec deux candidats seulement, soit Steve Benoit pour l’UDC et Zoé Vuilleumier du PS-Les Vert.e.s », rapporte de son côté Pierre-Alain Gerber, chef de groupe. Mais sa formation avait pris la décision dimanche soir déjà de repartir avec deux candidats, soit Zoé Vuilleumier et Ludovic Heintz.
Yvan Pahud argumente également « qu’on ne peut pas se permettre le luxe d’une lutte entre les partis ». « Mais nous ne voulons pas la guerre, assure Pierre-Alain Gerber, mais pouvoir travailler. Nous avons une opportunité de tenter de reprendre la majorité à la Municipalité. Elle nous permettrait de mieux influencer le programme de législature dans le sens de propositions qui correspondent aux besoins de la population de Sainte-Croix », défend en substance le chef de file socialiste.
Les électrices et électeurs auront le dernier mot dimanche 29 mars 2026.

