Le corps découvert samedi 1er novembre en Haute-Saône est bien celui de l’habitant du hameau du Château de Sainte-Croix. La suspecte arrêtée est prévenue d’assassinat.
Les derniers doutes sont levés. Ordonnée par le Ministère public, l’analyse des échantillons d’ADN remis par les autorités françaises confirme formellement l’identité de Paul-André Simon, 75 ans, disparu le 31 octobre de son domicile au Château-de-Sainte-Croix et retrouvé le lendemain à Fédry, en Haute-Saône. Une information confirmée mardi matin par Vincent Derouand, responsable de la communication et porte-parole du Ministère public.
Interpellée le 2 novembre à la frontière, la prévenue est à ce stade suspectée d’être impliquée « dans la disparition et l’assassinat de l’homme précité », informe le Ministère public. Incarcérée dans une prison vaudoise, elle « bénéficie toujours de la présomption d’innocence et sera prochainement réauditionnée. L’instruction se poursuit afin notamment de déterminer les circonstances et le lieu du décès ». À ce stade, la piste d’une complicité n’est pas écartée.
Locataire de Paul-André Simon depuis deux ans, la femme de 39 ans a travaillé dans l’agriculture et le maraîchage jusqu’à l’été dernier. Ses voisins et son dernier employeur décrivent une personne plutôt solitaire, à la personnalité complexe, et qui a pu se montrer agressive. Elle avait été arrêtée à son passage à la frontière, alors qu’elle venait de bouter le feu à son appartement et tentait de fuir vers la France, où elle avait logé dans un gîte dans lequel des indices accablants avaient été retrouvés. Elle était déjà suspectée d’être à l’origine d’un incendie survenu le 22 octobre et qui avait détruit un bâtiment inoccupé du hameau du Château, une ancienne ferme également propriété de Paul-André Simon.
L’émotion n’est pas retombée dans le village, où le défunt était largement connu, tant au niveau de son engagement politique, que de son militantisme pour des causes qui lui tenaient à cœur. Les circonstances particulièrement atroces de sa disparition bouleversent tout un chacun. Très éprouvés, les proches, vont pouvoir faire rapatrier le corps du défunt et organiser des funérailles.
C. Dubois

