Quel avenir pour le secteur Gare ?

Plan Présentation

Lundi dernier, l’Espace Alexeï Jaccard était comble pour prendre connaissance des études qui ont été menées afin de déterminer l’avenir du secteur de la Gare, soit les terrains que la commune de Sainte-Croix avait rachetés à l’entreprise Joseph Transports et qu’elle souhaite mettre en valeur.

Le syndic Franklin Thévenaz a souhaité la bienvenue au nombreux public et expliqué l’importance de ce quartier situé près du centre-ville et qui est ainsi un enjeu majeur de densification de l’habitat. Il a indiqué le vœu de la Municipalité d’augmenter la qualité de l’environnement et la démarche consistant à confier l’étude à des urbanistes de métier et à un collège d’experts animé par le professeur EPFL Bruno Marchand.

Sur la base d’un cahier des charges, quatre bureaux d’urbanistes et architectes ont déposé des projets sous la forme d’une maquette et de plans. Le secteur a été divisé en deux parties, l’une dédiée à la construction et l’autre comprenant des bâtiments qui doivent être maintenus (la gare et les abattoirs) ou qui pourraient disparaître à terme (les dépôts du Service des travaux). Les bureaux ont également été rendus attentifs au tracé de l’Arnon et à la concordance avec le bâtiment prévu à la rue des Métiers. Après examen, le collège d’experts a retenu deux projets et prié leurs auteurs de les faire évoluer en fonction des remarques émises.

Tous deux ont opté pour des constructions dans un axe nord-sud, parallèle au cours de l’Arnon. Le projet de NB architectes prévoit deux lignes de bâtiments contigus, légèrement décalés afin de briser la monotonie et qui s’inspirent de l’architecture industrielle propre à Sainte-Croix. Un espace public est prévu du côté des abattoirs et des jardins sur le côté ouest.

Le projet Bakker et Blanc, qui a la préférence du collège d’experts, prévoit deux lignes de trois bâtiments, légèrement décalés eux aussi afin de faciliter les circulations. Il s’agirait de bâtiments costauds, simples, d’une hauteur de 3,5 à 5 niveaux, qui pourraient offrir quelque 120 logements. L’étape suivante consistera à établir un Plan partiel d’affectation (PPA) permettant de lancer ensuite des mises à l’enquête. Mais ce processus est encore long et le premier bâtiment ne sortira pas de terre avant deux ou trois ans.

L’exposé terminé, les questions ont fusé de toutes parts, et en particulier des voisins immédiats du secteur.

– Qu’adviendra-t-il des entrepôts communaux ? – Ils subsisteront dans un premier temps, puis seront relogés ailleurs.

– Y aura-t-il des parkings ? – Oui, ils seront construits sous les bâtiments, mais d’autres places sont à l’étude.

– A-t-on prévu de garder de l’espace pour le chargement des trains de marchandises ? – Oui, et Travys a été associé aux études.

– Qui sera propriétaire ? – La Commune possède le fonds, mais toute forme de propriété des bâtiments peut être envisagée et les promoteurs sont les bienvenus.

– Quel est l’avenir des abattoirs ? – Ils changeront de fonction et le bâtiment devrait être attribué à des commerces, activités artisanales, etc., ouvertes au public.

D’autres questions ont été posées et, pour prendre connaissance de ces études, le public peut se rendre ce mercredi de 15 h à 18 h 30 à l’Espace Alexeï Jaccard pour examiner les dossiers et s’entretenir avec la Municipalité.

J.-Cl. P

1 commentaire sur Quel avenir pour le secteur Gare ?

  1. Très beau projet…….. Mais la commune devrait consulter le cadastre vaudois avant de se présenter comme propriétaire du fond……. ABE

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