La déchèterie de la Combe-de-Ville doit évoluer en permanence

Journée plutôt calme à la déchèterie. Ce n'est pas la règle. Une nouvelle surface a été créée pour essayer de diminuer l'engorgement lors de fortes affluences. © A.Müller

Système de bons électroniques, lavage automatique des véhicules, nouvelle surface bitumée, la déchèterie intercommunale a connu d'importants changements ces dernières semaines. Découverte de ces nouveautés avec Michel Brauch, le responsable du site.
La brume s'accroche au fond de la Combe-de-Ville en ce mardi matin. Le panneau lumineux à l'entrée de la déchèterie affiche 10,1 degrés. Ce n'est pas très élevé mais pour le lieu, ça frise les températures estivales ! « Le record que j'ai eu ici est de -37°. Parfois, il fait plus froid qu'à la Brévine. Mais cela dure moins longtemps », précise le maître des céans.
Des anecdotes sur l'endroit, Michel Brauch en a des tas. Il faut dire qu'il y est employé depuis 1992. Il connaît son espace de travail sur le bout des doigts. Plus que les lieux, il en connaît également les usagers « cela facilite les contacts et les échanges », relève-t-il. En vingt-quatre ans, il a vu la décharge devenir une déchèterie. Son système de bennes permettant de trier les déchets évolue régulièrement. Il faut parfois venir en aide au citoyen qui pourrait s'y perdre. « Nous devons être attentifs. Si nous laissons les gens déposer leurs détritus dans les mauvaises bennes, il est impossible de redresser le tir. Nous sommes vite envahis », relève Michel Brauch.

Gain de temps

La radio diffuse les infos en toile de fond. Les clients se succèdent dans le portacabine qui sert de bureau. Il y fait bon chaud. Arrive un entrepreneur. Il tend la carte à code-barres de son entreprise à Michel Brauch. Celui-ci la scanne, choisit le chantier concerné et entre ensuite le nombre de mètres cubes par type de déchets qui ont été déposés. L'usager signe sur l'appareil et le bon est directement envoyé à l'administration communale.
Ce système est en fonction depuis deux mois environ. Posséder une carte est obligatoire pour les entreprises depuis le 2 août 2016. Les particuliers qui ont régulièrement des dépôts payants - soit plus d'un demi-mètre cube - peuvent également la commander gratuitement. « Ce système est excellent. Il permet de gagner du temps. Avant nous devions remplir les bons à la main, les reporter à l'ordinateur puis les envoyer au bureau. Maintenant, cela se fait directement », explique le responsable. Les quelques entrepreneurs interrogés ce jour-là n'y voient aucun défaut. « La grande majorité pense la même chose », confie Michel Brauch.

Gain de place

Ce mardi-là, l'activité est plutôt calme. Ce n'est pas la règle. Certains jours de semaine, et surtout les samedis matin, l'affluence est telle qu'une file de voitures peut se créer. Les autorités ont pris les choses en main. Pour limiter cet inconvénient, des bennes ont été déplacées et un garage supprimé. Ceci a permis la création d'un nouvel espace en bitume qui offre de la place pour stationner. « Nous avons constaté une nette amélioration depuis ces nouveaux aménagements », remarque le responsable. Le revêtement bitumineux a été étendu à toute la zone des « déchets verts ». Plus besoin de marcher dans la terre pour évacuer branchages, compost urbain et gazon. Par ailleurs, ce dernier est désormais séparé. « Nous demandons aux usagers de le déposer à côté. Ensuite nous le stockons dans une benne étanche dans le but d'éviter que le jus produit par la fermentation n'aille polluer le terrain », précise Michel Brauch.
Gain de propreté
En face de la déchèterie, de l’autre côté de la route, se trouve la décharge. Entreprises et particuliers viennent y déposer les matériaux d'excavation et démolition non pollués. Pour atteindre le bord du tas, les véhicules doivent circuler dans une partie terreuse. Par le passé, en revenant sur la route cantonale, les véhicules y laissaient de la terre. Le risque de glissade pour les autres usagers, en particulier les motos, y était grand. Cette situation obligeait les employés de la déchèterie à nettoyer la route régulièrement. « Sur un tronçon où l'on circule à 80 km/h, c'était très dangereux, constate Michel Brauch, il s'en est fallu de peu qu'il y ait un accident une fois ou l'autre ». La commune a donc investi dans une unité de nettoyage des roues de véhicules. Un système à haute pression qui récupère également les boues issues du nettoyage. Les véhicules sont obligés de l'emprunter pour sortir de la zone. Il est gratuit. « Le système est satisfaisant, cela fonctionne bien », apprécie Michel Brauch.
La journée arrive à sa fin. À 17 heures, la déchèterie ferme ses portes. Le brouillard du matin a laissé place à un doux rayon de soleil. Michel Brauch monte dans le tractopelle. Il range ce qui traîne et tasse toutes les bennes. Elles seront ainsi prêtes à être transportées vers les centres de collectes des déchets ou à accueillir d'autres détritus dès 7 h 45 le lendemain matin.

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