Des accords de piano et de mots

Eva Paraskevopoulos et Daniel Eisler. Musique et lectures se répondent et s’entremêlent. © J. Hertig

Daniel Eisler et Eva Paraskevopoulos ont donné un concert de piano et récital au CIMA le vendredi 14 décembre à 20h. Les artistes avaient pour objectif de marier les mots à la musique, en interprétant des pièces ayant un lien étroit avec la parole. À en croire l’enthousiasme du nombreux public rassemblé ce soir-là, le pari était réussi.

C’est dans une salle aux allures de fêtes de fin d’année et propice à la poésie que Daniel Eisler (piano) et Eva Paraskevopoulos (récital) ont conquis la soixantaine de personnes présentes. La première pièce, Sports et Divertissements d’Erik Satie, était un savant mélange de passages musicaux et poétiques, dont le lien était facilement perceptible au travers des activités décrites et des accords de piano dédiés à chacune de celles-ci.

Ainsi, il a été fait mention tour à tour de « la balançoire », de « la chasse », du « golf » et de « la pieuvre », entre autres sports et divertissements.  C’est ensuite par une pièce d’Emmanuelle Arnal, une ancienne élève de Daniel Eisler et amatrice d’écriture poétique, que les deux artistes ont uni la parole à la musique. « Les quatre moments de la journée » ont laissé place au « Clair de lune » de Debussy, inspiré du poème éponyme de Paul Verlaine, qui a été récité avec élégance par la narratrice du soir, Eva Paraskevopoulos.

Pour terminer la soirée, les artistes avaient préparé « Papillons », une pièce de Robert Schumann. Le compositeur, né d’un père libraire, avait longtemps hésité à suivre les pas de celui-ci, avant de démarrer une carrière musicale. C’est donc tout naturellement que la musique de Robert Schumann a pour arrière-fond la littérature. Ainsi, pianiste et narratrice se sont accordés pour interpréter la musique « Papillons » et les mots du roman « Flegeljahre » (L’âge ingrat) de Jean Paul.

Au terme de la soirée, le public a très chaleureusement applaudi Daniel Eisler et Eva Paraskevopoulos pour leur prestation, à tel point que ceux-ci ont décidé d’interpréter une dernière pièce, un quatre mains de Bach, qui a su combler l’assistance. La fin de la soirée s’est déroulée dans le hall du musée, où le public a pu partager ses impressions.

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